Dimanche 11 novembre : soyons nombreux à rendre hommage au sacrifice des soldats et aux souffrances du peuple à l’occasion du centenaire de la fin de la Grande Guerre.


La rumeur au temps des réseaux « sociaux »
Depuis la nuit des temps, le phénomène de la rumeur a su s’adapter à l’évolution de la société. Longtemps uniquement orale, elle a adopté l’écrit puis la machine à écrire ou le téléphone.


L’explosion de l’usage des réseaux dits « sociaux » (du fait d’une traduction paresseuse de l’anglais) offre un nouveau terrain de jeu à cette vieille tradition. Comme ces réseaux sont souvent fermés (du moins c’est ce que croient leurs usagers) ou offrent une forme d’anonymat, on assiste à une profusion de textes qui peuvent être intéressants à partager mais qui sont malheureusement parfois injurieux, ignobles ou tout simplement parfaitement faux. Là où les rumeurs circulaient auparavant uniquement « sous le manteau », elles prospèrent désormais aussi dans des cercles fermés qui ne cherchent surtout pas à confronter leurs propos avec d’autres sources, de peur sans doute d’être contredits. Nous n’avons pas encore mesuré le fiel qui peut ainsi se répandre et s’auto-entretenir…
Parfois, une « fuite » permet de découvrir des contre-vérités qui sidèrent puis laissent imaginer tout ce qui a pu se dire par ailleurs !
Notre paisible commune n’échappe évidemment pas à ce phénomène de société. Au niveau privé, je sais que de nombreux parents sont très attentifs à éduquer leurs enfants qui trouvent leur principale source d’information dans ces réseaux « sociaux ». Que tous les parents soient vraiment mobilisés !
Au niveau des affaires publiques, je n’ai pas eu connaissance de dérapages majeurs mais de petits arrangements avec la vérité qui ne font pas bon ménage avec une vie démocratique sereine. Mais je ne suis pas au courant de tout. C’est pourquoi je vous incite à me contacter si vous avez connaissance d’une rumeur, d’une prétendue « information » qui vous étonne ou ne correspond pas à ce que vous savez par ailleurs.
Je parle bien entendu des faits eux-mêmes et non de l’opinion que chacun peut avoir sur ces faits. De la même façon, je ne demande pas qui propage cette rumeur.
Bien entendu, je donnerai les éléments factuels à ceux qui auront le souci de venir vérifier leurs sources, et parfois plus largement selon la nature du sujet.


Et si nous parlions finances : les taxes locales
Nous avions déjà évoqué dans un précédent Trait d’union le mécanisme de la taxe d’habitation et son rôle fondamental dans les comptes de la commune.
La décision du gouvernement d’alléger progressivement puis de supprimer le paiement de cette taxe pour de nombreux contribuables va nécessiter de compenser cette ressource indispensable pour l’action municipale. En fait, l’Etat renonce à recouvrer une partie d’une taxe votée par les communes. Il est donc obligé de compenser (comme c’est déjà le cas pour des circonstances plus rares). L’autre conséquence est une forme de découplage entre les habitants et leur commune. Et enfin, il sera nécessaire de trouver d’autres mécanismes pour assurer le financement pérenne de nos collectivités.
En effet, le gouvernement entend fonder ses dégrèvements sur le produit de la taxe d’habitation de 2017. Or celle-ci évolue chaque année, pour tous du fait de l’inflation, individuellement du fait des évolutions des bâtiments, à l’échelle des communes lorsque les taux bougent.
C’est le cas pour notre commune car le Conseil Municipal a voté une augmentation minime des taux (taxe d’habitation et taxes foncières) d’une amplitude de 1%, soit en moyenne un peu moins de 10€ par foyer pour TH + TF. Rappelons que les taux n’avaient pas augmenté depuis 2012 et avaient même baissé en partie en 2014 suite au passage en commune nouvelle. Rappelons également que nos taux se situent en-dessous de la moyenne départementale.
Nous attendons avec beaucoup d’intérêt les propositions du gouvernement en matière de fiscalité locale et nous vous en tiendrons informés.


Noël Ancian, maire